Lundi 13 octobre 2008
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S'il y a bien une idée qui rassemble, une pensée qu'est pas toute neuve
C'est que quel que soit ton parcours, tu rencontres de belles épreuves
La vie c'est Mister Hyde, pas seulement Docteur Jekyll
J'ai vu le film depuis longtemps, la vie n'est pas un long fleuve tranquille
T'as qu'à voir les réactions d'un nouveau né à l'hôpital
S'il chiale si fort c'est qu'il comprend que souvent la vie va lui faire mal
Y'a des rires, y'a des pleurs, y'a des bas, y'a des hauts
Y'a des soleils et des orages et je te parle pas que de météo
On vit dans un labyrinthe et y a des pièges à chaque virage
A nous de les esquiver et de pas calculer les mirages
Mais le destin est un farceur, on peut tomber à chaque instant
Pour l'affronter, faut du cœur, et, un mental de résistant.
J'ai des cicatrices plein la peau, et quelques unes dans mes souvenirs
Y'a des rescapés partout, j'suis un exemple, ça va sans dire
Ca doit se sentir, faut pas se mentir, la vie c'est .aussi la guérison
Après la foudre, prends toi en main et redessine ton horizon
Y'a des tempêtes sans visage où on doit se battre contre le pire
Personne n'y échappe Rouda c'est pas toi qui vas me contredire
C'est l'ultime épreuve où tu affrontes la pire souffrance morale
Quand la peine rejoint l’impuissance pour la plus triste des chorales
J'ai vu des drames à cœur ouvert j'ai vu des gens qui s'accrochent
Ce qui est bien avec le drame, c'est que tu le partages avec tes proches
Pour les miens il est peut-être l'heure de m'arrêter un court instant
Pour les remercier d'avoir du cœur et un mental de résistant.
La vie est aussi perverse, ce que tu désires elle l’a caché
Elle te le donnera pas tout cuit. il va falloir aller le chercher
Du coup ce qu'on a, on le mérite, au hasard on a rien piqué
Et si t'as pas compris, va voir mes potes ils vont t'expliquer
Jacky, tu m'as dit que l'ascenseur social était bloqué
Toi t'es allé chez Otis et le réparateur tu l'as braqué
Sans craquer, sans rémission, t'as affronté de vraies missions
Tu m'as montré qu'avoir du mental. c'est aussi avoir de l'ambition
Y'a pas de chemin facile, Brahim t'as rien demandé à personne
T’as tout construit de tes mains et y'a pas que moi que tu impressionnes
Toi Samy t'es notre moteur parce que tu sais depuis longtemps
Que pour que ça chémar il faut du cœur et un mental de résistant
Je crois qu'on a tous une bonne étoile sauf que des fois elle est bien, planquée
Certaines même plus que d'autres, il faut aller les débusquer
Parfois ça prend du temps quand tu fais trois fois le tour du ciel
Mais si tu cherches c'est que tu avances, à mon avis c'est l'essentiel
Je fais partie de ceux qui pensent qu'y a pas de barrière infranchissable
Il faut y croire un peu, y'a bien des fleurs qui poussent dans le sable
Et' c’est quand tu te bats qu'il y a de belles victoires que tu peux arracher
Comme se relever avec une moelle épinière en papier mâché
Je n'apprends rien à personne, tu es vivant tu sais ce que c'est.
Vivre c'est accepter la douleur, les échecs et les décès
Mais c'est aussi plein de bonheur, on va le trouver en insistant.
Et pour ça, faut du cœur et un mental de résistant.
Par Ally
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Jeudi 2 octobre 2008
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23:13
« Aider le patient à s'adapter à ses troubles bipolaires»

Diagnostic, prise en charge, traitement... Le point sur les troubles bipolaires avec le Dr Christian Gay, psychiatre à la clinique du château de Garches et cofondateur de l’association France
Dépression.
Quand dit-on d'une personne qu'elle est maniaco-dépressive ?
Dr Christian Gay : Aujourd'hui, on ne parle plus vraiment de troubles maniaco-dépressifs mais plutôt de troubles
bipolaires de type 1. En effet, il existe différentes formes de troubles bipolaires, que l'on distingue les unes des autres d'après l'intensité et la fréquence des symptômes. De manière générale,
lorsque l'on parle de troubles bipolaires de type 1, on fait référence à une alternance entre des phases d'excitation et de dépression. Entre les deux, il y a des périodes normales, que l'on
appelle les intervalles libres. Si aucun traitement n'est entrepris, il y a un risque d'accélération des cycles et présence de symptômes résiduels durant les intervalles libres. C'est ainsi
qu'après quelques années sans traitement, le trouble qui était périodique peuit devenir chronique.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, les troubles bipolaires sont la 6e cause de handicap dans le mondeet occupent la 9e position de nombre de "daly" (nombre d'années de vie perdues
ou d'invalidité). En France, les troubles bipolaires de type 1 et 2 concernent entre 1% et 2% de la population.
Quelles sont les différentes formes de troubles bipolaires ?
Il en existe 5 :
Troubles bipolaires de type 1 : ce sont des troubles maniaco-dépressifs à proprement parler. Si une phrase devait
résumer l'état d'esprit des patients qui en souffrent, ça serait "je suis le champion du monde toutes catégories et rien ni personne ne pourra me déloger de mon piédestal". Un sentiment
d'invincibilité, de puissance caractérise le malade qui est dans un délire de grandeur.
Troubles bipolaires de type 2 : ils sont plus fréquents mais restent sous-évalués car les manifestations sont plus
discrètes et moins prononcées que dans le type 1. Le tempérament de la personne qui en souffre reste assez nuancé : elle respire une certaine joie de vivre, réduit son temps de sommeil, a une
sensibilité exacerbée... Ces personnes arrivent à rester intégrées mais elles peuvent facilement se mettre en péril à cause de leur optimisme naïf.
Troubles bipolaires de type 3 : ce type de troubles s'exprime par un état de surexcitation suite à la prise
d'antidépresseurs.
Troubles bipolaires de type 4 ou troubles cyclothymiques. Dans ce cas, il y a alternance de phases atténuées avec des
phases d'excitation et de dépression. Les personnes en souffrant sont très difficiles à vivre et ont beaucoup de mal à s'intégrer, notamment à cause de leur humeur instable. Elles se présentent
sous plusieurs jours différents.
Troubles bipolaires de type 5 : ces patients sont toujours dans une phase de surexcitation, ce sont des personnes qui
vivent à 200km/h et qui ont généralement des responsabilités importantes dans le cadre de leur travail. Ce sont en quelque sorte des locomotives. Ils sont dits hyperthymiques. Par contre, ils
peuvent entrer à n'importe quel moment dans une phase dépressive.
Qu'est-ce qui permet de poser le diagnostic ? Comment faire la différence avec les changements d'humeur que nous connaissons tous au
gré des événements de la vie ?
C'est avant tout la multiplicité et l'intensité des symptômes qui mettent sur la voie. Par exemple, les phases d'excitation des personnes souffrant de troubles bipolaires sont quelque peu
démesurées par rapport à celles que l'on peut connaître: euphorie, désinhibition, excès en tous genre, caractérisent ces phases. D'autre part, les symptômes vont s'étaler dans la durée. Ils ont
donc un caractère particulièrement invalidant dans leurs manifestations, notamment dans la vie sociale, affective, professionnelle, etc.
Quels signes doivent alerter les proches ?
C'est une maladie qui commence jeune (15-20 ans) mais qui n'est diagnostiquée qu'assez tard finalement car on ne sait pas forcément que l'on est malade. Ce qui alerte le plus souvent les proches,
c'est la cassure par rapport à l'éta antérieur, le changement de comportement qu'ils perçoivent chez la personne. Ils ne la reconnaissent plus. Les excès, les dépenses inhabituelles, une mise en
danger de sa vie et surtout, les tentatives de suicide peuvent également être de bons indices. 50% des bipolaires font une tentative de suicide.
La tentative de suicide est-elle fréquente chez les personnes souffrant de troubles bipolaires ?
La tentative de suicide est fréquente lors de périodes dépressives. Néanmoins, le risque suicidaire existe aussi lors des phases mixtes (intrication de dépression et d'excitation) ou en descente de
phase maniaque.
Environ 50% des personnes souffrant de troubles bipolaires font une tentative de suicide. C'est là tout l'enjeu du diagnostic précoce car il est possible, à un niveau thérapeutique, de limiter
:
- Les risques de désinsertion.
- Les risques de suicide.
- Les risques de résistance au traitement.
- Les risques de comportements dangereux, de dérives, etc.
Quelles sont les causes des troubles bipolaires ?
Elles sont multiples et variées. De manière générale, on se réfère au modèle biopsychosocial, c'est-à-dire que l'on considère les données :
Biologiques : même si on ne peut absolument pas parler de maladie génétique, la composante héréditaire est à prendre en
compte car il existe des gènes de vulnérabilité, un terrain prédisposant.
Psychologiques : il peut y avoir eu des événements durant l'enfance ou l'adolescence qui fragilisent la
personnalité.
Environnementales : là encore, il y a des événements qui jouent le rôle de détonateur. Cela peut être à cause
d'événements stressants récurrents, de cassures de rythme, d'abus de substances psychotropes, etc.
Est-ce une maladie qui peut se soigner ?
Bien sûr, heureusement. Encore une fois, plus tôt le traitement est entrepris, plus efficace il est.
Par ailleurs, le traitement est adapté selon les causes même des troubles.
La psychoéducation permet au patient d'avoir une participation active à sa prise en charge.
La prise en charge comprend trois pôles, médicamenteux, psychothérapique et éducationnel. Le plus souvent ces approches sont intriquées. Il est très réducteur de penser que seuls, les médicaments
ou la psychothérapie, pourront arriver à bout de cette maladie. Chaque approche a sa place et il importe de ne pas sous-estimer la psychothérapie et les médicaments. Ces approches sont
complémentaires, ce qui ne peut que contribuer à améliorer le résultat thérapeutique.
Par Ally
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Jeudi 2 octobre 2008
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21:44
Ce livre s'adresse essentiellement à l'entourage/conjoins
QUELQUES CONSEILS VIS A VIS DU MALADE
1. Se montrer calme, rassurant, bienveillant, encourageant.
2. Ne pas manifester d'impatience et rester simple dans ses propos. Encore faut-il prendre conscience des difficultés du dépressif à réagir et à penser, de
sa fatigue, de son manque d'entrain et d'envie.
3. Un déprimé, ou un maniaque, peut être agressif ou irritable. Il n'est pas bénéfique de répondre avec les mêmes armes.
4. Manifester empathie, compassion et compréhension. Eviter de porter un jugement.
5. L'aider, si son état le permet, à relativiser, à prendre de la distance par rapport à ce qu'il considère être un échec.
6. Se souvenir qu'un déprimé ne retient que ce qui est négatif. Mieux vaut alors essayer de lui faire percevoir le positif.
7. L'aider à différer les décisions importantes. Il n'est pas en état d'évaluer correctement une situation.
8. Aider et accompagner ne signifient pas soigner. Le surveiller de trop près jusqu'à l'empêcher de faire les choses ne peut que l'étouffer.
9. Savoir fixer les limites de ce qui est tolérable pour vous.
10. Quand la famille va bien, le malade va mieux.
Par Ally
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Jeudi 2 octobre 2008
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20:42
REAGIR FACE A UNE DEPRESSION
Il est inutile de dire:
1. "Cela ira mieux demain ; ce n'est pas grave c'est passager, ce n'est qu'un moment de tristesse!"
=> c'est faux et culpabilisant. La dépression est un état pathologique et invalidant.
En revanche, il est important de lui faire comprendre que c'est une affaire de temps et qu'il va guérir.
2. "Sors, cela te fera du bien! Secoue-toi, et cela ira mieux"
=> ces mots ne font qu'accentuer les sentiment d'échec du fait de l'incapacité du dépressif à établir des relations avec son entourage. S'il suit ce conseil, il
sera probablement confronté à un nouvel échec qui ne fera que confirmer son état d'incompétence...
3. "Tu n'as pas de raison de déprimer"
=> c'est aussi absurde que de dire à un chauve "pourquoi tu es chauve, tu n'as pas de raison de l'être". Inuitile aussi de lui dire qu'il y a des gens qui ont de
"vraies raisons" d'aller mal, cela ne changera rien au problème et ne fera qu'accentuer sa culpabilité.
4. "Tu manques de volonté"
=> la dépression n'est pas un problème de volonté, au contraire elle annihile la volonté. Le déprimé est bien suffisamment qu'il est faible et manque de caractère,
ignorant que c'est la dépression qui est en cause !
5. "Tu te complais dans la dépression"
=> il suffit d'y avoir "goûté" pour savoir que nul ne se "complaît" dans la dépression, qui est une profonde souffrance.
6. "Si tu ne fais pas un effort, je m'en vais "
=> le chantage affectif n'a aucun effet chez un déprimé si ce n'est de le culpabiliser ou accentuer son sentiment d'isolement.
7. "Secoue-toi et cela ira mieux"
=> autant dire à un paralysé : "Lève-toi et marche." L'état d'aboulie limites toutes les activités du quotidien.
Il est préférable de tenir un discours positif, encourageant, bienveillant, chargé d'empathie
:
1. "C'est une affaire de temps, tu vas guérir comme les autres fois ; le traitement va agir, mais il faut un peu de temps."
2. "Vis à ton rythme. Inutile de t'épuiser. Il est préférable que tu reprennes des forces. Cela ne sert à rien de t'exposer, cela risque de te fatiguer inutilement et tu ne te sentiras pas bien, ne
seras pas à l'aise. "
3. "Tu n'y es pour rien. Tu n'as pas choisi d'être déprimé, c'est une maladie, ne l'oublie pas. Les raisons sont multiples et indépendantes de ta volonté. "
4. "On te le répète souvent, la dépression est plus forte que la volonté, tu verras que tu retrouveras la volonté d'agir et à nouveau des désirs. "
5. "Nous avons conscience que tu souffres. Tu as beaucoup de courage pour affronter cette maladie. Nous savons que tu ne complais pas dedans. "
6. "Nous sommes tous autour de toi. Tu sais que tu peux compter sur nous. Ne perds pas confiance. Nous te comprenons. "
7. "Cela ne sert à rien de te culpabiliser. Tu n'y es pour rien. Cela ira mieux progressivement. Ménage-toi et n'en fais pas trop. "
Par Ally
-
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Jeudi 2 octobre 2008
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18:48
Si vous avez ce livre entre vos mains, c’est
que vous désirez apporter des changements dans votre vie.
Ce manuel s’adresse aux personnes atteintes d’un trouble bipolaire ainsi qu’aux personnes désireuses
de leur apporter de l’aide (entourage, soignant...).
Ce livre est différent des autres, car il est un guide pratique, vous
y trouverez de nombreux exemples, exercices et tableaux qui vous aideront à atteindre vos objectifs.
Avec ce manuel basé sur l’approche cognitivocomportementale, vous
apprendrez à voir venir le retour des sympômes, à prendre des précautions pour éviter leur récurrence ou leur sévérité, et à utiliser des techniques variées pour combattre les
sympômes présents.
Enfin, ce livre est un outil que vous pourrez utiliser seul, ou
avec votre thérapeute, vos proches ou encore au sein d’un groupe.
Avec ce guide, vous reprendrez du pouvoir sur votre vie
!
Tlink
http://bipotes.leforum.eu/t1572-Le-trouble-bipolaire-Manuel-d-exercices-pour-une-meilleure-qualite-de-vie.htm
Par Ally
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Publié dans : bouquin
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